• La brume cotière arrive en milieu d'après midi au mouillage de sagres.Le matin nous avons tenu un conseil de famille pour décider de notre future destination. Nous avons réfléchi entre une entrée en méditerranée  via Gibraltar et une descente vers les canaries via le maroc. Etant 4 à voter nous avons tout de même pu dégager une majorité pour le programme le plus exotique vu que nous connaissions déjà une partie de la méditérannée. Alors je décide de ne pas attendre plus longtemps et avant d'être enlisé dans une purée de pois nous levons l'ancre, à la voile pour le plaisir de partir sans un bruit. Le vent est faible mais présent. Il vient de l'arrière et nous glissons tranquillement.
    Le début de nuit sera marqué par le passage du rail à cargos.

    On a l'impression de jouer à cache cache avec bien plus gros et plus rapide que nous. C'est delphine qui est de quart et elle assure comme une chef. Pas de panique ni de stress sauf à deux reprises du coup je me repose bien. Nous n'avons pas pu rafraichir les prévisions météo dont nous disposions
    pour planifier cette traversée aussi nous sommes très attentifs à la pression atmosphérique et à la houle. Delphine voit les dauphins chaque matin mais ils se sauvent dès qu'un autre visage apparait.  Elle a vraiment de la chance.....

     

     

     

     

     

     

     

    Après deux jours  et deux nuits nous approchons d'el jadida quand en fin d'après midi la houle grossit.C'est le moment que choisit un poisson pour mordre au leurre que nous trainons depuis le matin. Cela tire fort et je dois batailler pendant 1h20 aidé par Xavier pour faire monter ce poisson à bord.

    Peu de temps avant de le hisser Delphine se fait attaquer par des projectiles sortant d'une vague éclatant à proximité du bateau. Elle pense à de gros grêlons et se tourne pour ne pas en prendre un en plein visage!
    Il s'agit en fait de petits calamars que je ferais à la plancha pour l'entrée du soir avec un peu de la grosse dorade coryphène que nous venons de prendre.

    Au navtex nous avons reçu un bulletin(enfin) nous annonçant de la houle forte puis une mer grosse avec un beaucoup de vent en direction d'Agadir, destination  que nous avons choisi. Delphine et les enfants n'ont pas envie de se faire chahuter et moi non plus.
    Il me faut gérer au moins mal ces cotes cassées et normalement il faudrait que je sois au repos. Je ne fais que naviguer vous me direz mais cela sollicite quand même une zone douloureuse. Du coup je choisis de remonter au vent direction casablanca ou un port de plaisance devrait être construit depuis deux ans selon un guide nautique. Nous scrutons la nuit pour découvrir les filets dérivants et les bateaux de peche en bois qui sont plus difficiles à deviner que les cargos qui sont bien visibles, eux. Cette option permet de rapidement fuir la zone à forte houle et donc de nouer rapidement avec des conditions de navigation confortables. Nous approchons de Casablanca vers 12h (alors que cela fait un bon moment que nous apercevons la mosquée hassan 2 en bord de mer) et les contactons à la vhf.

    Aucune  réponse sur les canaux usuels. Après de nombreux appels nous décidons d'entrer dans le port pour voir à quoi ressemble cette marina. Nous ne trouvons que deux pontons offrant une trentaine de places toutes prises par différents voiliers. Un zodiac vient nous annoncer qu'il s'agit d'une zone militaire d'accès interdit et nous conseille de contacter les autorités portuaires pour voir si on peut nous trouver une place. N'ayant pas d'avaries nous ne pouvons rester et devons reprendre la mer pour rejoindre la marina la plus proche à trois heures de navigation.

     

     

     

     

     

     

    Nous les ferons donc fatigués dans une houle grandissante. Nous touchons donc finalement le maroc au port de Mohamedia. ON EST EN AFRIQUE!!!!! Les formalités d'entrée sont très rapides et très courtoises. On est vraiment bien accueilli et profitons de nos permis d'escales pour visiter les abords immédiats du port. Nous déambulons jusqu'à un grand parc au pied de la préfecture où les habitants passent leurs soirées en famille avec plaisir jusque tard dans la nuit. Nous rentrons au bateau nous reposer avant la grande journée d'immersion dans la vieille ville.


  • Commentaires

    1
    Dimanche 7 Décembre 2014 à 10:03

    Une daurade coryphène au large du Maroc, c'est rare ! Encore une preuve s'il en était besoin du réchauffement global...

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