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    gran canaria

    Une rapide balade nocturne nous fait immédiatement regretter le changement de port. Nous sommes dans une grande ville très urbanisée. Le charme tranquille d Arrecife est bien loin. Mais nous avons le long du port une grande offre de services orientée bateau. Nous décidons donc que cette escale sera technique. Je dois vidanger le moteur, installer un système pour hisser le pavillon de courtoisie, trouver de quoi finir puis fabriquer une capote de descente faire réparer le frigo,  couvrir quelques mousses d’assise du carre bref la semaine promet d’être bien remplie....

     

    Le jour se lève sous la grisaille et la fraicheur. Je m’enquière d’une possibilité de place et peu de temps après nous sommes amarrés à l’entrée du port, à proximité immédiate d’une belle plage de sable qui exerce une attraction irrésistible sur Chloé. Elle y passe la matinée tandis que Xavier et moi allons faire les papiers à la capitainerie. Cette formalité est incroyablement longue et nous prend 2h30 !  L’après-midi nous déambulons au hasard dans cette grande ville.

     

    Le lendemain je commence la fabrication de la capote. Les enfants se font deux copines françaises dans leurs âges et profitent à plein de cette rencontre. Le matin suivant l’entrée du port s’agite. Le sud est rentré et malheureusement ce vent est pile dans l’axe de la passe du bassin de plaisance. Ce vent est accompagné d'un peu de houle et l’absence de pontons entre les bateaux rend les coups de roulis dangereux. D’ailleurs dans un de ces coups le voisin de tribord qui avait laissé une poulie pendre à l’extérieur de sa coque vient fendre le plexi du hublot de coque que nous avions change en juillet dernier ! Cette escale sera décidément très technique!!!

     

    Ce temps inconfortable durera toute la semaine. Entre le vent fort, mon inexpérience dans la conception d’une capote de voilier et le roulis il me faudra plus de 4 jours pour bien avancer mais ne pas encore finir cette capote indispensable au mouillage et pour remonter au vent. J’ai bien sur subi quelques quolibets de la part de mes voisins de ponton mais le résultat est plutôt satisfaisant et leurs railleries initiales ont laissé place à de la curiosité puis du respect. Pour ma part je reste fidèle à ma philosophie : naviguer pour peu cher dans la plus grande autonomie.

     

    Les enfants sont maintenant collés à leurs copines. Xavier partage son goût des pétards avec Clarisse et Chloé joue avec Maud. Pour le soir du nouvel an nous préparons tous les 4 une attaque de pirates en règle du bateau copain et partageons un trésor de bonbons puis un délicieux cari poulet.  Minuit est marqué par un très grand nombre de feux d’artifices et nous sommes bien placés pour les voir sur le pont du voilier agité par la petite houle qui entre dans ce début de port. Le pire c’est que plus loin dans le port le plan d’eau est nettement plus confortable.

     

    Plus nous découvrons cette immense ville moins nous l’aimons. Il est toutefois un évènement que j’ai trouvé très charmant. En fait beaucoup d’habitants de las palmas font très souvent du sport dans les nombreuses installations publiques à disposition. Et en ce 2 janvier la rue est parcourue par plusieurs milliers de joggers vêtus d’un tee shirt jaune. Il s’agit d’une course populaire traditionnelle de nouvel an.

    gran canaria

     

     Nous n’apprécions pas ce port non plus dont la plus grosse qualité est son prix très abordable. Nous l’avons d’ailleurs rebaptisé « puerto la loose » (le nom officiel est « puerto la luz »).Nous trouvons tout ce dont nous avons besoin mais bien que les immeubles soient pour certains jolis ils sont trop nombreux et puis toute cette circulation, ce bruit, cette pollution ne nous plaisent vraiment pas. Nous ne trouvons pas le charme que nous avons rencontré sur Barcelone par exemple qui est pourtant bien plus grande encore. Du coup on se plonge dans les travaux sans prendre le temps de visiter et à la veille de prendre l’avion on se rend compte que nous n’avons rien vu de l'île et zappé complètement la vieille ville. Mais je pense qui si l'atmosphère de la cité est une cause et que la température un peu fraiche n’aide pas il en existe une autre plus cachée. Nous sommes vraiment tombés sous le charme de Lanzarote et n'avons navigué que 36 h pour changer d'Ile. La mer n'a peut-être pas eu le temps de « laver » notre esprit afin que nous soyons prêts à de nouvelles découvertes qui semblent loin de nos points d’intérêt. La suite du voyage m éclairera sur ce point mais cela me fait penser au temps nécessaire à bien vivre une nouvelle histoire d’amour après une rupture.

     

    A la veille de prendre notre avion nous avons préparé des petits courriers pour nos copains bateau. Les enfants ont tellement apprécié les lettres de nos élèves que nous savons quel plaisir nos offrons. Notre collègue de français a vraiment eu une excellente idée.

    gran canaria

    Voilà, fin de cet épisode. Un peu de boulot à notre retour au bateau dans un mois dont ce hublot de coque et cette capote et une visite de ce que nous avons manqué à moins que nous filions pour l'île de la Gomera qui nous attire tant...

     

     

     


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    Arrivés de nuit au port nous sommes accueillis par l’ambiance du bar dansant qui a désormais ouvert ses portes. Adieu débuts de nuits tranquilles...

     

    Au réveil nous sommes frappés par un changement que l’on a mis un peu de temps à identifier. L'île a changé de couleur ! Le minéral et sa couleur volcanique sont toujours présents mais du vert est apparu.

    LANZAROTE 2Cette végétation rase était complètement absente il y a 7 semaines. Cela confère un certain charme a cette île au climat désertique. Nous reprenons avec plaisir nos habitudes dans Arrecife. Les habitants sont toujours aussi charmants. 1 journée de bricolage puis direction le marché de Teguise.

     

     

     

     

     

     

     

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    Il est très touristique mais le village a du charme et nous passons une bonne journée. Xavier en profite pour parfaire son nouveau look:

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    Durant le trajet en bus nous faisons plus ample connaissance avec un couple de français fraîchement retraités qui se baladent avec leur voilier et prennent le temps de visiter ce qui ils ont loupé durant leur boucle atlantique réalisée 5 ans plus tôt. Ils respirent la bonne humeur et c'est un enchantement de connaitre René et marie Noëlle. En plus ils ont le même duo gps  vhf ais que nous et m’aideront à solutionner un problème de liaison entre les deux appareils. Nous les invitons à prendre un pot sur le bateau histoire de passer un bon moment et de confirmer que nous partageons bien de nombreuses valeurs et Chloé nous fabrique une pizza.

     

    Nous prévoyons notre départ pour mardi et le lundi nous sommes pour la première fois sollicités par un bateau stoppeur. Il s’appelle Nino, a 19 ans et veut traverser l’atlantique pour se promener en Amérique du sud. Il a un peu navigué en famille, dit gérer le mal de mer. Il ne semble pas très sûr de lui et plutôt honnête. Il plaît bien aux enfants. Delphine est réticente et pense que ce sera un troisième enfant à bord. Et puis il a un vélo dans ses bagages et c’est encombrant. On décide finalement de le tester jusqu'à la Gomera. Le mardi un coup de Calima nous fait repousser le départ .. Le mardi nous fêtons noël à bord, loin de nos familles pour la première fois. J'ai coupé deux chutes de cp provenant de mes futures boites dorades et ai proposé aux enfants de les décorer avant de craquer sur un sapin synthétique pas cher dans un bazar.

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    Finalement nous larguons les amarres le jeudi. Petit vent sympa, pas de mer, toute la famille apprécie cette courte navigation jusqu'à au mouillage de Papagayo que nous touchons en tout début de nuit. Le lendemain le jour se lève sur un paysage enchanteur.

     

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     Le mouillage ne roule pas beaucoup et nous passons une belle journée baignade et chasse sous-marine. Nino revit.  Nous profitons de cette journée calme et bucolique pour prendre connaissance de la première partie de "l' utilisation" pédagogique de notre voyage familial au sein du collège ou nous enseignons avec la sirène. Une classe de 4ème a planché sur l'écriture de lettres à ouvrir dans des situations particulières choisies par les élèves eux même. Ils devaient écrire à un parent et un enfant d'une famille de 4 voyageant en bateau dont on leur a présenté les gouts, les craintes et les attentes. Ils semblent avoir été particulièrement motivés et créatifs pour notre plus grand bonheur.

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    Nos enfants sont ravis et ont bien du mal à attendre d'être en navigation pour ouvrir leur premier courrier. Le lendemain nous levons l’ancre à la voile et saluons René et marie Noëlle qui profitent encore un peu de ce beau mouillage. Delphine est malade et souffre d'une gastro. Nino ne me donne pas le coup de main escompté pour mettre le voilier en route mais Xavier se révèle être un parfait équipier.

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    Seul Nino souffre du mal de mer. Xavier prend de l'assurance et assure la navigation nous donnant le cap à suivre et la distance à parcourir... Nous mettons les cannes à l'eau et filons dans un vent léger sur une mer belle direction la Gomera. Vers 16h la canne de Chloé se met à siffler. Nous remontons une bonite tropicale qui nous régale le soir cuisinée avec oignons et tomates.

     

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    Après 2h de navigation Nino disparaît dans sa cabine. Nous ne le verrons que pour les repas. Le soir il part se coucher sans se soucier de l'organisation des quarts de la nuit signalant qu’il faudra le réveiller... Heureusement Xavier prend le premier quart, puis Chloé en fait un petit bout. Delphine va un peu mieux et me relaye à deux reprises. La nuit de quart est animée en raison du trafic entre les iles et je me félicite de l’acquisition d’un AIS qui nous prévient quand un de ces bateaux est proche ou en route collision avec nous. Quant à notre "équipier" il se réveille à 9 h fait vaguement un quart d'1h suite à ma demande avant d’aller… se recoucher !

    LANZAROTE 2

    Après s’être légèrement intensifié le vent redevient anémique et nous renouons avec une vitesse de croisière de 2.5noeuds comme durant la majeure partie de la nuit. Ce matin c'est Xavier qui attrape la gastro aussi nous décidons de toucher le port de las palmas. Pour le cap c’est facile : il suffit de se diriger vers le gros amas de nuages. Vers 17 h nous mettons le moteur en route pour arriver avant la nuit mais il émet un son pas ordinaire. Il ne crache plus l’eau de refroidissement ! Nous l’éteignons donc avant qu’il ne chauffe exagérément. Une inspection me donne la nature de la panne. La courroie de pompe à eau est rompue ! Comme j’en ai une d'avance je la change et remets en route. Nous arrivons finalement avec la tombée de la nuit. Il y a de nombreux cargos en attente et des grues gigantesques pour les décharger. Le quai d’accueil est rempli. Nous nous amarrons au quai à carburant en attendant l’ouverture des bureaux.

     

    Sitôt les aussières tournées (toujours sans l’aide de notre "équipier" qui de son point de vue vient sûrement de vivre un enfer) Nino file sur son vélo ne revenant que pour diner et dormir. Nous faisons une mise au point avec lui et lui signifions qu’il n’a pas tenu le rôle d’équipier pour lequel il avait sollicité un embarquement. Il souhaite malgré tout poursuivre avec nous jusque la Gomera. Nous envisageons de découvrir l’ile que nous venons d’aborder et faire quelques travaux de préparation pour notre future destination : le cap vert...  Et oui on en a parlé en famille et on s’est décidé ! Nous demandons donc a Nino de quitter le bord dans la journée du lendemain et dressons un bilan de cette expérience afin d’être moins déçus si nous devions la renouveler.

     

     

     


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    Nous quittons le port au petit matin. Pas de temps à perdre nous n’avons que deux nuits devant nous avant de rentrer au port préparer notre bateau à un nouvel abandon de 7 semaines…. Le vent est établi autour de f4 à5. Un peu de houle. On établit la gv et le yankee et la vie est belle. Il faudra tirer des bords en raison de l’orientation du vent. Peu après la sortie  du port d'Arrecife, devant quelques silos traine l' épave d'un gros bateau de commerce.

    Finalement nous atteignons le détroit entre Lanzarote et la Graciosa en 6h30 de louvoyage. Je tombe le yankee en prévision des accélérations possibles et je fais bien. Dans le détroit ça pulse !

    GRACIOSA !!!

    Vent arrière on passe devant le port sans s’arrêter. Ce n’est pas le cas du voilier qui nous précède. On a lu qu’il n’y avait quasi jamais de place libre dans ce port sans réservation préalable donc on file sur le seul mouillage autorisé de l’ile : playa francesa. On se rapproche d’une forêt de mats. La petite baie compte 30 voiliers à l’ancre. On choisit une place « jouable » et mouillons.  Enfin!! Depuis le temps que nous rêvions de venir jeter l'ancre ici. Peu après arrive le voilier qui était rentré dans le port. Les enfants ne résistent pas à l’appel de l’eau claire et chaude. La mer affiche 23°! Les adultes patienteront jusqu’au lendemain et préparent l’annexe afin de gagner le rivage pour une balade nocturne.

     

     

     

    GRACIOSA !!!

    Réveil avec le lever du jour. Je fais des pancakes. L’odeur réveille tout le monde. La journée promet d’être bien remplie. Je commence par nettoyer l’hélice en apnée. Les coquillages que je décroche font le bonheur des sars et marbrés qui peuplent la baie. Ils viennent manger mais filent dès que je descends vers eux. Pourtant ils ne devraient pas voir de chasseurs sous-marins vu que l’ile leur est complètement interdite, donc ils ne devraient pas avoir peur. Ce comportement me laisse penser que certains plaisanciers doivent jouer de l’arbalète….

     

    Après mon nettoyage je file vers la première pointe et pour y faire quelques apnées.  Sur le chemin je remarque que l’ancre et la chaine du voisin (un wauquiez récent) sont coincées dans les blocs rocheux sur une douzaine de mètres. J’interpelle les propriétaires et leur propose mon aide pour les débloquer. Quelques apnées plus tard c’est chose faite et ils préfèrent lever l’ancre pour pouvoir décoller facilement dans 2 jours.

    Un peu plus loin je récupère un gros sac bleu avec une immense fermeture éclair coincé au fond et qui n’appartient à personne. Chouette un beau sac pour une voile ou des coussins de cockpit !

     

    Arrivé à la pointe rocheuse j’en prends plein les yeux : banc de dentis, mérous, gros sars tambours et un gros poisson violet de plusieurs kilos que je ne connais pas. C’est le bonheur. Dommage que je ne puisse venir avec un fusil mais bon ils n’auraient pas le même comportement et ne se laisseraient sans doute pas approcher….

     

    Je reviens au bateau et nous montons dans l’annexe direction la terre. Une balade d’une heure nous conduit aux portes d’un village. Nous l’avions lu mais c’est quand même magique. Il se dégage une impression de calme et de tranquillité digne d’un paradis. Si la promenade a été agréable le village est surprenant. Pas de routes goudronnées. Du sable partout, quelques 4x4, des petits commerces et un calme…..

    GRACIOSA !!!

    Les enfants jouent dans le « parc infantil ». On en a trouvé dans toutes les communes d’Espagne, sans exception. Les enfants sont gâtés dans ce pays.

    GRACIOSA !!!

     

     

    Nous faisons le courrier, achetons une glace, bref jouons aux touristes…..et c’est fort agréable. Retour au bateau, rangement de l’annexe puis seconde nuit au mouillage. Quelques bateaux se sont heurtés sans gravité. Il y a trop de monde pour une seule baie.

     

    Au matin suivant nous partons pour Lanzarote. La navigation est agréable même si le vent alterne entre F4 et rien. Je choisis un plan de voilure qui permet de tenir jusque F5 et ne fais pas les changements ce qui fait que j’accepte une grosse baisse de la vitesse dans les « molles ».

    GRACIOSA !!!

    Nous croisons comme à l’aller quelques poissons volants et un peu avant l’arrivée sur Arrécife nous voyons de loin un faux orque tout noir.  Nous ne mettrons que 5h pour faire le trajet retour.

    Une fois amarré nous engageons la routine de la préparation au départ….. pour mieux revenir aux prochains congés. Sur les quais je croise la puis le propriétaire du Wauquiez que j’ai aidé dans la baie de la Graciosa. Ils m’avaient à peine dit merci sur place je me suis dit que ce devait être lié au stress. Mais là même pas un petit mot. Finalement ce n’était peut être pas le stress……

     

     

     

     Nous avons adoré la graciosa même si l’ile est une réserve ou seuls les pêcheurs à la ligne munis d’une autorisation (payante !) sont tolérés. Son atmosphère est presque envoutante. Et pourtant nous n’avons fait que l’effleurer…

     


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    Les vacances de toussaint sont arrivées. Nous filons prendre l’avion pour rejoindre le bateau.

    LANZAROTE

    Nous atterrissons sur Lanzarote et prenons un taxi pour rejoindre la marina qui était encore en construction lors de notre départ. A notre arrivée nous sommes accueillis par une fête immense.

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    Non, non, ce n’est pas en notre honneur mais nous sommes le jour de l’inauguration du port. La musique bat son plein. Dans le bateau nous vibrons à son rythme sans le vouloir. Se reposer semble une gageure aussi nous décidons de faire la fête !! Nous visitons donc le centre commercial nouvellement construit attenant à la marina tant que la fatigue nous épargne. A une heure fort tardive celle-ci gagne une bataille et nous rejoignons le bord. Nous ne pourrons nous endormir qu’à la fin du show musical. Le lendemain réveil tardif et journée vaseuse. Pas fait grand-chose en dehors d’une balade à pied dans Arrecife avec les enfants pendant que Delphine récupère et organise le bateau. Nous trouvons de jolis bâtiments, de quoi faire les courses, et une plagette pas trop loin ! Nous y passerons l’après-midi. VACANCES….

    LANZAROTE

     

    Les jours suivants on visite ce qui est atteignable à pied.  Arrecife est finalement plutôt sympa.

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    Dommage qu’elle soit située dans une zone ou la chasse sous-marine est prohibée car sinon j’en connais qui auraient eu droit à une visite ………….de courtoisie.

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    Je bricole en matinée et l’après-midi est destiné à se détendre.  Les enfants se mettent en tête d’effectuer des sauts dans la mer depuis différentes infrastructures de la ville.

     

     Delphine en a maintenant assez de rester à la marina et veut faire du tourisme. Je laisse donc quelques travaux pour « plus tard ». Nous louons une voiture et partons à la découverte de contrées un peu plus lointaines. Notre choix s’est porté sur une création de Manrique et sur le parc de Timanfaya. 

     

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    Nous commençons par le culturel mais sommes un peu déçus. C’est beau certes mais beaucoup d’interdictions pour finalement un plaisir des yeux que l’on trouve un peu cher payé….. Nous ne pouvons profiter de tout ce qui nous tente : le lac naturel ou vivent de drôles de crustacés, la piscine, la salle de concert ou nous sommes cantonnés aux deux derniers rangs…. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Sur le retour on cherche un endroit ou se baigner et ou je puisse chasser. Finalement on trouve notre bonheur près d’un village qui aura marqué Chloé et Xavier. En effet lors de notre recherche finale à pied on a bien vu qu’il fallait longer un village de naturistes pour arriver à la mise à l’eau. Mais Chloé pressée de se baigner et n’ayant pas fait la reconnaissance part en courant devant………pour revenir aussi vite vers nous après avoir découvert le spectacle de naturistes faisant un barbecue entre amis. Elle nous fera beaucoup rire avec ses commentaires ! Finalement je jouerais avec les bécunes sans en garder une et les enfants ne pourront pas se baigner à cause de la trop grande présence d’oursins diadèmes.

     

     Le lendemain nous allons voir le parc Timanfaya. Nous choisissons délibérément de ne pas faire l’excursion spéciale touriste en bus dans le parc mais de se la jouer « à l’aventure ». On roule donc vers l’inconnu à travers les volcans très nombreux. Nous profitons d’un passage dans le village « el volcan » pour délivrer quelques notions de volcanologie aux enfants. Tout est sous nos yeux : tunnels de laves, explosions de gaz, lave cordée….

    LANZAROTE

     

     Le Long de la route le paysage est lunaire et l’homme a du faire preuve d’ingéniosité pour y installer des cultures. Cela donne naissance à de nombreux murets en pierre de lave abritant les précieuses cultures. Ces murets abritent du vent dominant et maintiennent un apport hydrique.

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    Nous tombons par hasard sur le musée des volcans. L’entrée est gratuite et nous y passons un très bon moment à expliquer tous ces phénomènes aux enfants. Nous avons des maquettes, des schémas et des films à disposition en plus de la vue sur le parc. C’est tellement plus parlant qu’un livre….

    LANZAROTE

     

    Sur la carte nous avions repéré une piste qui prolongeait une route goudronnée et qui menait à un lieu appelé « playa ». Nous roulons au beau milieu d’un champ de lave. Nous distinguons les anciennes coulées des plus récentes à la différence de coloration liée à l’érosion et à la présence de végétation sur les plus anciennes. La piste est chaotique et nous rappelle celle que nous avions prise au Maroc même si ici elle est plus roulante.

    Au bout de 30 minutes nous arrivons à une petite plage. Trois autres voitures sont là. Nous sommes tranquilles. Je m’immerge fusil en main pour essayer de pêcher. Je croise beaucoup de perroquets, un banc de saupes et des petits sars furtifs. Je n’ai que 2 h pour pêcher car nous devons rendre la voiture de location. Je prends deux perroquets avant de sortir.

    LANZAROTE

    Je dépose mon petit monde sur la belle plage d’Arrecife avant de rendre la voiture à l’aéroport puis de rejoindre ma famille en « guagua » (il s’agit des lignes de bus de l’ile).

    LANZAROTE

     

    Ensuite nous rentrons au bateau préparer notre départ du lendemain pour une ile très prometteuse que nous avons aperçu depuis le mirador : « la graciosa ».

    LANZAROTE

    Delphine veut maintenant naviguer ! Ceux qui la connaissent seront vraiment surpris car elle n’arrête pas de dire « je n’aime pas naviguer » et a suffisamment râlé sur le rythme de navigation trop soutenu de l’été dernier….

     

     Nous avons énormément apprécié notre séjour sur Lanzarote. Cette ile respire la calme et la tranquillité. Son rythme de vie nous plait. Nous avons volontairement laissé le sud de côté, réputé plus touristique. Il ne me manque qu’une plus grande offre de zones ou la chasse sous-marine soit autorisée (plus de 85% de la surface de l’ile est interdite à la chasse mais autorisée à la pêche à la canne) pour m’y sentir vraiment bien.

     


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    Le dimanche je fais toutes les formalités administratives pour pouvoir partir assez tôt lundi. Il y a 240 milles à faire pour atteindre la marina Lanzarote  sur l'ile du même nom ou j'ai prévu de laisser le bateau un moment pendant que nous travaillons en France. De plus la fenêtre météo est prévue belle depuis plusieurs jours avec un net tassement de la houle mais malheureusement peu de vent ce qui nous promet pas mal de moteur. Du coup je prévois de garder assez de dirhams pour faire le plein de gazole avant le départ. Je prévois un départ à 9h00, juste après l'ouverture de l'office du port afin de régler le coût de mon séjour.

     

    A 9h00 le lundi le port est réglé, j'ai des dirhams en poche  mais il me manque encore une chose. Mais oui, bien sûr j'ai eu beau toquer à la porte de la police pour récupérer les papiers du bateau à 7h30 puis toutes les demi heures je n'ai encore vu personne. C'est finalement vers 10h que je les récupère et que l'on peut enfin larguer les amarres après avoir dépensé les derniers dirhams en achetant des bouteilles d'eau à l'épicerie du port.

     

    Ce retard nous colle face à la marée montante ce qui pénalise notre vitesse d'un nœud et demi. On avance donc à 3,5nd ce qui risque de prolonger la durée de notre traversée que j'ai prévu à une moyenne de 5nd. Pas de vent , pas de houle, seul le moteur nous permet d'avancer. Après 6 h de ce régime assourdissant nous touchons un peu de houle.  Les dauphins viennent jouer avec le bateau et nous profitons de leur spectacle.

    Je prépare un gros plat de pâtes au légumes que je pourrais réchauffer le lendemain et j'ai bien fait. La nuit n'a fait que permettre au vent de se renforcer et c'est maintenant dans un 6 établi avec rafales que nous naviguons.J'ai bien fait de réparer le solent au Portugal car c'est lui que je mets à contribution. Il restera à poste jusqu'à l'arrivée. La journée ne voit pas le speedomètre descendre en dessous des 5,5 nœuds dans les petites accalmies. Nous flirtons souvent avec les 7 nœuds ! Cela va vite mais il fait bon rester couché. Surtout quand on se prend une grosse vague de NO. Les enfants ne mettent pas le nez dehors. Delphine a du mal à quitter sa couchette. Bref on gère l'inconfort...

    Dans la seconde nuit on prend une vague tellement forte qu'elle nous arrête le bateau !! Delphine s'est réveillée se demandant ce qu'on avait heurté ! Mais non, ce n'était qu'un mur d'eau...... Finalement on arrive sur Lanzarote de nuit. C'est frustrant. J'avais prévu une arrivée de jour. Je voulais d'abord voir un halo lumineux autour de la ville d' Arrécife ou nous atterrissons. Puis grâce au lever du soleil en distinguer les couleurs, m'imprégner de l'ambiance de cette nouvelle terre. Avec un peu de chance pouvoir en percevoir les odeurs ou la chaleur comme ce fut le cas avant Agadir avec ce vent très chaud suite à son passage sur le cap Ghir. Mais non, on est allé trop vite. On aura mis moins de  36h pour faire 220mn de route sur le fond, un peu plus en réalité vu les lacets de notre route sur l'eau. C'est notre record actuel de vitesse.

    Nous faisons donc une arrivée au port de nuit. Puis dodo et formalités au réveil avant de ranger et nettoyer le bateau, prendre les billets d'avion  grâce à internet et organiser notre retour en France. Nous avons peu de temps il ne va pas falloir traîner..... Nous prendrons le temps de visiter cette île lors de notre retour sur le bateau sur des petites vacances ou lors de notre grand congé, on verra plus tard... mais la petite balade en ville pour refaire un peu de frais pour manger nous rappelle que nous sommes bien en europe. 

    En route  pour les canaries

    Cela ne sent plus le Maroc ! Peu de dépaysement à prévoir lors de cette future balade canarienne.

    En route  pour les canaries

    Pour l'instant il faut de plus décider des destinations suivantes : Les Caraïbes ou la Macaronésie plus un peu de Méditérannée ou d'Açores. Delphine et les enfants ne semblent pas motivés pour traverser ou plutôt la réalité de ce que sera cette traversée leur semble trop inconfortable. Moi je sais que j'ai pris ce congé pour être avec eux pendant tout le temps de ces vacances mais j'ai bien du mal à me résoudre à ne pas profiter des Antilles pendant ces grandes vacances. Ces questions ne sont toujours pas résolues alors il faut attendre et laisser venir la solution que l'on préfèrera à ce moment là.......

     


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