• Non personne ne brigue la place de capitaine. Décider de la voilure à établir, de la route à suivre, diriger le bateau dans les mouillages encombrés entre autre ne tente personne. En revanche le poste de second est sujet à convoitise. En quittant le ponton de la marina (départ pas évident en raison d'une coque pleine de végétation rendant l'hélice et le safran peu efficace) déjà Xavi a pris les choses en main et a largué les amarres seul. Ensuite quand il s'est agit d'envoyer la voile d'avant que j'avais gréé au port et laissé sur le pont il n'a pas laissé le choix à delphine. Il a fait de même pour surveiller les casiers sur la route profitant de la situation délicate du second officiel sujette au mal de mer de la première navigation depuis fort longtemps. Il ne lui a laissé la place que pour jeter l'ancre, assurant seul son remontage à bord à l'aide du guindeau manuel! Bref s'il acceptait de faire un quart de nuit il briguerait sérieusement la place !

     

    DU RIFIFI DANS LA HIERARCHIE

    Sinon notre première nav a été courte et idyllique, uniquement sous voile d'avant au vent arrière nous menant de fort de France aux anses d'arlet. Là nous espérions retrouver nos plantes à fruits de la passion mais des travaux publics nous en ont privé ayant arraché la végétation si généreuse l'an dernier.

     

    Delphine et Xavier ont assuré un brossage de la carène en apnée et profitent des jolis fonds pour se régaler les yeux accompagns de Chloé.

    DU RIFIFI DANS LA HIERARCHIE

     

    Non ils ne veulent pas non plus la place de pêcheur en apnée mais je me suis fait une plaie à la tête suite à un choc dans le bateau et j'ai préféré attendre la cicatrisation avant de m'imerger, ce qui sera fait une semaine plus tard. Delphine reprend la sédition à son compte et décide de poser avec le poisson du repas!

     

    DU RIFIFI DANS LA HIERARCHIE

    Après quelques jours nous avons navigué face au vent pour rejoindre la baie du marin terminant la navigation par une course perdue d'avance avec un yacht dont le prorpiétaire ne doit pas connaître les mêmes soucis que moi......

    DU RIFIFI DANS LA HIERARCHIE

     

    Une grande surface discount y est accessible en annexe ce qui simplifie grandement l'approvisionnement du bateau. Au rayon des réjouissances nous avons une partie du fond de l'annexe qui se décolle donc de l'eau en permanence dans les fonds. Ce qui complique le chargement des courses ou du linge récupéré à la laverie en plus d'être peu agréable. J'ai donc profité d'être dans ce centre névralgique du point de vue nautisme pour acheter de la colle, faire réviser mon radeau de survie, acheter quelques flitres pour le diesel, des bougies pour le hors bord, quelques cordages,un peu de peinture,etc....

     

     

    DU RIFIFI DANS LA HIERARCHIE

     

    Puis nous sommes allés de l'autre côté du club med, direction la baie de sainte anne. C'est notre troisième mouillage et c'est la troisième fois que nous trouvons qu'il est bien plus fréquenté que l'an passé! Mais les adultes retrouvent avec plaisir leurs habitudes auprès des commerçants du village tandis que les enfants retrouvent les leurs .

    DU RIFIFI DANS LA HIERARCHIE

    Seule ombre au tableau: toujours pas de bateau copain avec des enfants à bord.

     

    Finalement nous préparons notre descente vers le sud et réadoptons la hiérachie et le fonctionnement qui nous vont bien, chacun m'ayant montré qu'il est capable de bien plus que son rôle habituel si besoin.

    DU RIFIFI DANS LA HIERARCHIE

     


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  • 3 semaines! Cela fait trois semaines que nous sommes dans une marina antillaise, assez loin des sources d'approvisionnement à travailler sur le bateau. On avait prévu 15 jours. Mais c'était sans compter sur les imprévus. En premier lieu le cockpit et notamment les dessous des bancs ont bien rouillé pendant notre absence. .

     

    FIN DES TRAVAUX !!!

    J'ai même dû couper un support pour en souder un nouveau! Ensuite le classique grattage, peinture (3 couches de primaire epoxy plus deux couches de finition). Ajoutez à cela le démontage des hublots de cockpit pour traitement et remontage et voilà pas loin de 5 jours de boulots avec les temps de séchage (et les attentes entre deux grains bien humides). Mais le résultat est sympa.

    FIN DES TRAVAUX !!!

     

    Dans les surprises nous avons aussi eu la housse de pont du génois cuite par le soleil. Ma fille m'ayant demandé une cape depuis las palmas on file à Fort de france trouver du tissu pour ces deux chantiers. Je sors ma machine à coudre (celle qui a fait la capote à las palmas) et au bout de quelques minutes elle refuse de coudre. Je cherche la cause en refait la synchronisation qui se dérègle au bout de quelques points! Le pignon est foutu. Impossible à trouver ici. Me voilà donc à la capitale à chercher une remplaçante et à coudre la cape de Chloé à la main. Cela à l'air simple derrière le clavier mais dans la réalité.....

     

    Si nous avions une voiture la première semaine nous sommes à pied depuis. Et bien entendu les surprises arrivent depuis que nous sommes piétons. Donc aller à Fort de France c'est au choix une heure de marche ou 10 minutes de bus qui passe une fois par heure environ à un arrêt situé à 15 minutes de marche en montée. Ensuite on parvient à trouver une chose dont nous avons besoin par boutique. Il faut alors marcher 20 à 30 minutes pour en trouver une seconde, etc. Bref je passe en génral une journée à faire les approvisionnements....ce qui rallonge le chantier. Par exemple pour la machine à coudre il me fallait trouver du costaud. Donc soit casser la tirelire soit trouver un réparateur qui aurait une vieille révisée à me vendre. J'ai trouver ce réparateur. Il en avait une à vendre. Je l'ai prise. J'ai du trouver un support de fil et une ampoule. 4 km de marche de gagnés avec une machine très lourde dans le dos. Ce jour là j'ai pris le taxi pour rentrer au bateau. 12 fois plus cher que le bus! A ce jour le génois a une belle housse et ma fille une jolie cape plus une jupe faite dans les chutes.

     

    FIN DES TRAVAUX !!!

    Au rayon des surprises nous avons eu un souci avec le moteur .Il refuse de démarrer. Le démarreur ayant eu des faiblesses l'an passé j'en avais acheté un en métropole que j'avais amené par avion. Je le change mais pas plus de succès bien que le démarreur fasse son travail. Au bout de quelques essais je vois de l'eau sortir par le filtre à air. Je pensais le moteur foutu. J'ai gôuté cette eau pour identifier la panne. Eau salée. Ce n'est donc pas le joint de culasse mais l'échangeur qui pose problème. Un tour sur un site d'annonces d'occaz et je trouve un remplaçant qu'il faut aller chercher de l'autre côté de la baie! Une journée plus tard j'ai la pièce. Je la remonte après avoir pris une autre journée pour aller chercher un joint, puis démonte les injecteurs pour vider le bloc par le haut avant de vidanger de nombreuses fois le moteur (7 au total). Il faut évidement aller chercher de l'huile (4 + 4 km), des filtres.... Bref 5 jours plus tard le moteur tourne impeccablement! J'ai même un jeu complet d'injecteurs neufs à monter quand j'aurais trouver les pare feux neufs.

     

    Nous avons également changé les winchs pour de beaux harken self tailing (apportés par avion), changé un plexi du hublot de pont au dessus du carré (fissuré pendant notre absence) gratté et traité la rouille sur le pont et changé une partie de la fermeture de la baille à mouillage!

     

    FIN DES TRAVAUX !!!

    Ajoutez à cela le plaisir des courses avec seulement une boulangerie à proximité les sources d'approvisionnement étant à 3km minimum de la marina!

     

    Pendant ce temps les enfants ont pu trouver des copains bateaux grâce à la venue dans la marina d'une course de voiliers autour de la Martinique. Ne pouvant se baigner ils ont travaillé dur sur leur programme scolaire, y passant parfois toute la journée! (au mouillage il y a les pauses baignades, saut, snorkelling, paddle, kayak....)

     

    FIN DES TRAVAUX !!!

    Mais voilà, le bateau est enfin prêt et nous allons enfin goûter à ce qui constitue le rêve antillais: le bateau à l'ancre dans une baie avec une mer transparente à 27°c remplie de poissons et langoustes qui attendent que l'on vienne les chercher pour les mettre dans notre assiette!

     


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  • Après être montés à Paris en train nous découvrons l'avion qui nous rapprochera du bateau. Il s'agit d'un boeing 747. La taille de l'appareil impressionne delphine et les enfants à tel point qu'ils en feront une photo!

     

    A notre descente nous découvrons un aéroport plein à craquer car deux appareils se posent en 15 mn. Du coup tout le monde se retrouve à attendre ses bagages en même temps. Notre vol ayant pris du retard, nous arrivons de nuit au bateau,5 mois après l'avoir laissé. 

     

    ENFIN!!!

    Il sent très fort l'humidité aussi nous ouvrons en grand. On dort comme l'on peut sans faire passer un tant soit peu le bateau du mode "hivernage" (un comble sous les antilles!) au mode voyage.

     

    Le lendemain nous découvrons quelques moississures, principalement autour des hublots, un peu de mousse sur le pont et quelques points de rouille. Rien d'alarmant. Nous sortons les coussins et les vêtements que l'on avait laissé ensachés à bord pour qu'ils ventilent entre deux grains.

     

    Après trois jours de travail (avec seulement une après midi plage!) le bateau est présentable. Il reste les voiles à gréer et les bricolages à entreprendre. On souhaite changer les winchs pour mettre des harken self tailing achetés d'occasion en métropole (et transportés par avion!) pour se faciliter les réglages de l'écoute de génois et refaire la fermeture de la baille à mouillage qui est trop rouillée pour être considérée sûre.

     

    ENFIN!!!

    Cela nous occupera encore une bonne semaine car ces travaux sont accompagnés de démontages et remontages qui allongent le temps nécessaire à leur réalisation. De plus nous sommes mobilisés par nos écoliers du bord tous les matins!

     

    ENFIN!!!

    Il faut également tester le hors bord de l'annexe, le guindeau, les batteries et faire l'avitaillement. Et puis une après midi tous les deux jours on fait un break et on va à la plage. On profite d'avoir une voiture pour tester des plages que l'on ne connaît pas encore. On a ainsi découvert avec plaisir l'anse michel. Encore un petit paradis de cette superbe ile de la Martinique.

     

    ENFIN!!!

    Et puis on reprend avec plaisir nos petits péchés antillais. Les filles dégustent des cocos et des mangues, les garçons font de la chasse en apnée et tout le monde se régale avec les maracudjas!

    ENFIN!!!

     


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  • Alors que nous réfléchissons au programme 2016  nous nous sommes plongé dans les images 2015 et on s'est aperçu qu'il était possible de faire un court montage de cette belle navigation. Alors voilà.

     

    J'en ai longtemps rêvé et finalement j'ai pu réaliser ce rêve en famille.

    Heureusement qu'il y avait la motivation des Antilles pour mon équipage car ce n'est pas le plaisir de naviguer qui les a motivé!

    Nous avons rencontré des conditions idylliques, comme dans les récits qui m'avaient bercé. Le choix d'une transat  en mars n'était finalement pas mauvais même s'il hypothèque fortement un retour la même  année. En fait à moins d'être un navigateur hauturier confirmé on a besoin d'un minimum de récupération à l'arrivée et même si nous n'avons rencontré aucune difficulté retrouver un rythme avec des nuits complètes nous a été nécessaire. En outre,  avoir une possibilité de débarquer , rencontrer des congénères, déguster des produits frais sont des choses fort agréables que nous avons eu plaisir à retrouver.

    Etonnamment cette traversée reste le plus beau souvenir de navigation de Delphine, elle qui ne cesse de répéter "je n'aime pas naviguer". Les conditions idylliques y sont pour beaucoup car le fait de se faire bouger dans les canaux ne lui permet pas d'apprécier les navigations inter îles. Elle craint d'ailleurs le retour à ces navigations dans deux petits mois même si le plaisir des mouillages et des découvertes lui donne envie de repartir.... mais ce sera l'objet d'un prochain billet.


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  • Ce billet intéressera principalement ceux qui cherchent à se nourrir de la mer. On a beaucoup essayé de pêcher à la traine. On a testé deux types de leurres: poulpito et poissons nageurs. Les succès ont été peu nombreux et essentiellement concentrés lors de la traversée.Heureusement pour nous j'avais développé d'autres compétences en pratiquant régulièrement la chasse sous marine en apnée.Le souci avec cette technique c'est qu'elle demande du temps de pratique pour obtenir un niveau de maîtrise suffisant puis du temps sur place pour comprendre le comportement du poisson. Du coup restant très peu sur les canaries et le cap vert j'ai essentiellement chassé sur les antilles.

    Là je me suis confronté à deux autres problèmes.

    La législation réserve cette pratique aux habitants sur toutes les iles anglaises. Je ne peux donc la pratiquer que sur les iles françaises.

    Dans certaines zones géographiques les poissons prédateurs ont accumulé une toxine dans leur chair les rendant dangereux à la consommation. Il faut donc bien se renseigner. Heureusement pour les iles de la Guadeloupe il existe un arrêté préfectoral listant les espèces à risque. Pour la Martinique il faut veiller à ne pas être trop gourmand en ce qui concerne la taille des poissons pris et se limiter à des poids de 10kg environ. Mais je n'ai que rarement eu à faire à ce gabarit de poisson!

    Ajoutez à ces difficultés le respect des zones de réserve et de cantonnement présentes dans toutes les antilles françaises et vous comprendrez qu'il n'est pas si simple de se nourrir de la mer lors d'un tel voyage. D'ailleurs tous nos copains bateaux étaient ravis lorsque nous mangions ensemble car enfin ils goutaient du poisson! Ailleurs sur le globe ces données auraient sans doute été différentes

    Comme toutes les connaissances acquises celles ci peuvent bien entendu évoluer au fil du temps.

    En ce qui concerne la connaissance de la zone de pêche j'ai systématiquement recherché des tombants.La vie y est bien présente et les prédateurs viennent s'y nourrir. L'étude de la carte marine et l'observation de la couleur de l'eau m'ont été bien utiles. Voici une vidéo présentant quelques séances de pêche sous marine et photos de poissons. Bon visionnage.

    ps: Plus que 3 mois à patienter pour vivre la suite de cette aventure.....


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