• Ma transat retour

    Je voulais la faire en famille ou en solitaire mais ma famille n'était pas prête à la réaliser et refusait catégoriquement que je sois seul. Je prévoyais 25 jours de navigation mais espérais en mettre moins.

     

    J'ai envisagé la faire en compagnie d'une ou deux jeunes filles mais pour des raisons éminemment politiques j'ai abandonné cette idée!

     

    Finalement après avoir fait le tour des potes j'ai mis une annonce sur deux sites de navigateurs et obtenu une bonne dizaine de réponses. Entre ceux qui changent d'avis et ceux que je ne veux pas à mon bord pour diverses raisons, je pars finalement avec Yves.

     

    Ma transat retour

    Le trajet m'a été présenté de multiples façons, certains envisageant même le retournement de leur voilier! Mais la majorité le sépare en trois phases: une partie au près, une au moteur et une au portant en faisant gaffe aux dépressions. Je synthétise cela en 1 tu serres les dents, 2 tu bouches les oreilles et 3 tu serres les fesses!

     

    En y regardant de plus près il est possible d'avoir de la chance et un anticyclone très peu épais ou pas de chance et un très gros. C'est donc lui qui conditionne la durée de cette transat. Mais il vaut mieux éviter d'avoir la poisse et se faire rattraper par une grosse dépression peu avant l'arrivée aux Açores car au mieux le confort est compromis, au pire la sécurité.

     

    Tout le monde ou presque part de saint Martin. J'ai choisi de partir de Guadeloupe pour avoir moins d'est à faire donc un près moins serré la première semaine. Cela me permettra de détendre plus rapidement mes mâchoires! Cela permet également de partir avec un vent d'est, plus fréquent que le sud est nécessaire depuis saint martin. Ensuite je vise la bordure de l'anticyclone et chercherais à la garder le plus longtemps possible pour limiter le temps de fonctionnement du moteur. Mon bateau marche mieux à la voile et mes oreilles s'en portent mieux! Ensuite on verra..... Et puis j'ai demandé à un copain navigateur d'être vigilant sur la météo de ma transat et de me filer des options de route qui lui semblent pertinentes. Merci Gwendal pour ce gros boulot! A charge de revanche quand tu le veux.

     

    Nous partons le 15 mai 2016 à 8h30 de saint François en Guadeloupe en laissant ma famille sur le quai. Beaucoup d'émotions , des larmes mais aussi de très belles choses que l'on s'est dite. Peut être tout cela serait il resté au fond de nous sans ce départ. On se laisse sur un très particulier "rendez vous à Horta" plein de significations. On remonte l'alizé pour passer au vent de la pointe des châteaux. Nous voici proches de la Désirade. Ce sont ces reliefs qui seront les derniers bouts de terre que nous apercevrons avant longtemps. La navigation est agitée, le bateau cogne et on prend des douches involontaires dans le cockpit. Dans l'après midi nous passons à proximité d'un DCP. Je traine une ligne sans succès, n'attrapant que des sargasses.

     

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    jour 2 et 3: On décide de garder le même cap en dépit des mouvements plutôt secs du bateau. On garde aussi le génois et la gv à 1 ris avec les 15nds de vent. Le régulateur fonctionne bien. Nous n'avons donc pas à barrer. A 10h je mets la ligne à l'eau. Peu de temps après je vois un joli wahou sauter l'hameçon dans la gueule. Après une courte bataille il parvient à se décrocher. Le vent montant d'un cran nous rentrons les lignes. Yves permute le génois avec le yankee. et nous filons entre 6 et 7 noeuds. Nous attendions cette montée du vent pour abattre un peu et gagner en confort. Le bateau glisse, c'est un vrai régal!

     

    jour 4: le vent est stable, notre vitesse aussi. Cela fait deux jours que nous parcourons plus de 130m quotidiennement. Nous prenons une houle de travers qui arrose le pont et mets des gifles au bateau mais nous gérons bien. On peut se faire de bons petits plats et bouquiner. Peu avant midi je prends une jolie dorade coryphène de 5.5kg. Voilà des protéines pour quelques jours.

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    jour 5: Nous approchons de la bordure de l'anticyclone qui est très gros sur la carte. Il va falloir jouer serré pour limiter le temps de fonctionnement du moteur. De plus dans ces petits airs il n'est pas simple de faire un cap désiré au régulateur. On fait donc du mieux qu'on peut. En milieu d'après midi il faut se résoudre à démarrer le moteur. Adieu calme d'une navigation dans des conditions anticyclonique.

     

    jour 6: Bon ben voilà si jamais j'avais un doute il est levé: je n'ai pas de bol! Non seulement l'anticyclone a grossi mais il a pris de l'ouest poussé par une petite dépression sur les Açores. En outre il va gonfler dans les prochains jours. Je ne peux espérer le traverser au moteur avec mes réserves de gazole. Je décide donc d'en conserver "pour plus tard" et stoppe le moteur. Vent f1 de secteur sud. J'ai dans mes soutes un petit génois très léger qui devrait pouvoir se gonfler par ces tous petits airs. Je le tangonne et oh miracle au lieu de dériver je "file " entre 1 et 2 nœuds sur une route qui me rapproche de mon objectif. On reste comme cela jusqu'à la nuit sous pilote électrique. Puis vient le temps du 0 absolu. Je fixe la barre dans l'axe et hésite entre les feux de route et celui de mouillage à plus de 600mn de toute terre!

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    jour 7: le point du matin me donne 40 M de réalisés. Pas si mal. D'autant que le vent gagne en force et me permet de retrouver une configuration testée à l'aller dans les alizés: plein vent arrière, deux voiles d'avant en ciseau. Je grée donc le yankee sur l'étai largable et nous filons entre 3 et 5 nœuds en fonction des risées et des nuages.....toujours sur une route proche de l'orthodromie!

     

    jour 8: 104m réalisés. Au petit matin une troupe de dauphins communs nous tient compagnie une grosse demi heure. Nous sommes toujours dans une navigation typique des alizés. L' anticyclone est en pleine forme et nous prolongeons une route plutôt nord.

     

    jour 9 : il y a du nouveau de prévu en fin de semaine. Du coup nous mettons franchement de l'est dans notre nord. On se place sur la route orthodromique au bon plein. Le vent est très maniable, la mer peu agitée. Les mouvements de coque sont moins doux qu'hier mais acceptables. Je choisis délibérément de limiter la toile portée pour augmenter ce confort. Je teste un système permettant d'amortir les mouvements de la bôme et ainsi préserver le matériel. Un bout de sandow et .....cela fonctionne! Dans la matinée je passe un coup de fil à ma famille restée en Guadeloupe et notamment à ma petite femme dont c'est l'anniversaire. C'est formidable cette technologie!

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    jour 10:le vent refuse un peu et faiblit. Du coup on range le yankee pour sortir le génois et on largue le ris. Le bateau glisse. C'est très agréable. On maintient notre option pour négocier la future dépression, sachant qu'elle nous obligera peut être à faire un peu de moteur quand on sera dans le coeur de l'anticyclone qui en a profité pour se resserer autour de nous et que nous cherchons à contourner par son sud. Petit poisson pris au centre de ce grand océan: une seriole très noire d'1 kg environ. Le repas de demain est tout trouvé!

     

    jours 11,12 : GLANDOUILLE DANS L'ANTICYCLONE. Une dépression costaud croise notre route dans 4 jours. Elle avance à 25nds. On ne peut pas la devancer. Passer dans son sud nous oblige à perdre 100m au regard de notre objectif. Alors dans un premier temps on établit une voilure réduite. Dans le tout petit temps, c 'est le monde à l'envers! Mais au bout de 24h nous avançons trop vite! 75Mn parcourus. Il faut dire que la dépression s'étale sur plus 400mn avec des vents prévus à plus de 40nds! Donc on arrête le bateau à la cape pour dériver légèrement de nord, histoire de ne pas perdre les miles parcourus tout en évitant la zone dangereuse. On est comme qui dirait au mouillage sur des fonds de plus de 5000m!

     

     

    jour 13: on prend les derniers gribs (fichiers vent) par téléphone satelitte puis on établit une statégie. L idéal est d'avoir un bateau rapide et se placer au sud est du centre de la dépression pour la surfer. Nous on a ralenti pour éviter de se trouver plein sud dans la zone dangereuse avec mer forte et croisée. On sera donc au sud ouest, dans la houle résiduelle et le vent contraire. l'inconfort nous guette, mais c'est mieux que le danger.On n'est quand même pas trop rassuré même si on est confiant dans notre stratégie.

     

    jour 14: l'anticyclone qui avait grossi au point de nous aspirer s'est dégonflé dans la nuit. La pluie nous a signalé le passage du front. Puis pas de vent pendant 30 minutes avant que le manège commence. On essaie de faire cap à l'est tant qu'on peut car après une toute petite goutte anticyclonique va prendre d'assaut la zone ou nous pourrions être. On voudrait éviter de s'y scotcher. On met juste ce qu'il faut de toile pour avancer sans être trop secoué.

     

    jour 15: perdu. Nous ne sommes pas allé assez vite.On est dans la chiure de mouche d'anticylone résiduel. Le programme nous annonce deux dépressions à venir dans la semaine. Moins forte et plus nord que celle que nous avons évité. Nous allons essayer de nous placer pour avancer avec la première afin d'être arrivé aux açores avant la seconde. Pas de bol quand même. Trois dépressions en 8 jours au mois de juin après s'être fait aspiré par un anticyclone qui faisait quasiment tout l'atlantique! Je décide donc de faire cap direct moteur et grand voile car pour arranger les choses on est dans le chassé croisé des houles de la depression passée et de celle à venir. Des creux de plus de 4 m sans vent ou presque. Un régal!

     

    jour 16: la météo se confirme mais les depressions devraient rester plus nord que la précédente. L'idée qui germe en mon esprit est de se transformer en suppositoire! Il faut juste bien viser entre les deux dépressions (comme entre les deux fesses)... et se préparer à naviguer dans du vent soutenu. S'il devait être trop fort il nous resterait la solution de la fuite. De toute façon nous allons surveiller la météo comme du lait sur le feu.

     

    Nous avons droit à notre seconde visite de dauphins avec cette fois grand spectacle: sauts, éclaboussures, tout y passe.

     

    jour 17: la nuit a été difficile car peu de vent et pas mal de houle. Toutefois les dauphins sont toujours là. Le bilan de cette mauvaise nuit est clair. On ne pourra pas faire le suppositoire. Nous sommes trop lents. Si nous persistons sur la route directe nous devrons faire face à des vents de plus de 40nds établis plus rafales et la mer qui va avec. En fait la dépression sera plus creuse qu'initialement prévue et plus sud. Elle ne devait qu'effleurer les açores. Cet archipel en sera le coeur! Deux options devant nous: faire du nord et chercher l'abri dans l'oeil de la dépression ou faire du sud et jouer deux bords de largue dans des vents maniables si nous descendons suffisament. La première option nous ajoute un jour de voyage. La seconde deux ou trois.C'est pourtant cette dernière que je choisis au risque de devoir faire une croix sur une des escales préselectionnées. On verra notre avancée.

     

    jour 18 et 19: Comme prévu on file dans le sud est pour opérer un placement stratégique. On en profite pour retrouver un peu de soleil même s'il ne parvient pas à effacer ce froid que l'on ressent plus intensément depuis deux jours.

     

    jours 20,21: on est dedans. La dépression nous suit. Sa trajectoire nous permettra de bénéficier de ses faveurs deux jours durant. Des vents qui sont montés progressivement à plus de 30 nds établis avec rafales et une mer qui est devenue grosse. Les manèges du grand huit en réel et en continu. Durant ces deux jours on n'a pas vu le soleil et la pluie s'est souvent invitée. De toute façon le pont était régulièrement submergé par des déferlantes. On s'est cloitré comme des cafards, vivant dans une humidité très importante. Mais le bateau s'est régalé! Le régulateur faisait un cap très précis, le voilier surfait régulièrement. On a donc fait du chemin.

     

    jour 22 On devait toucher le vent de la traine mais la dépression a décidé de nous envoyer un petit bonus. Vent entre 20 et 25 nds. Mer grosse. On a le droit à 24h de rabe.Un anticyclone remonte et renvoie la dépression au nord, nous laissant la joie de profiter de sa queue.

     

    jour 23: Enfin du soleil! Le vent se calme. Le baromètre remonte enfin au dessus des 1000hpa. La mer s'apaise et le soleil brille. On en profite pour avancer à la voile puis au moteur et se rapprocher de notre destination. J'hésite encore entre l'ile de Flores et celle de Faial. Les fichiers gribs nous montrent que l'on va avoir droit à une 4ème dépression juste avant l'arrivée (je sais on est chanceux!). Pour l'instant il semble que son coeur soit suffisament au nord pour ne pas nous empêcher de toucher terre.

     

    jour 24 et 25: la météo se confirme. On a un gentil vent et une journée de soleil que l'on met à profit pour se doucher! Les températures nous incitent à la plus grande prudence en ce domaine si l'on souhaite éviter la pneumonie!

     

    Ma transat retour

    jour 26: c'est le dernier. Nous allons arriver sur Horta. Je voulais attérir à Flores mais le la météo défavorable m'oblige à faire un choix. C'est une escale mythique, plus proche du point d'arrivée de ma famille. En cette fin de transat la nature est en fête. Il y a du vent soutenu bien orienté pour avancer vite.Merci la dépression d'être restée suffisament au nord de notre position. Je pêche une bonite de deux kilos environ. Yves est ravi car cela lui évitera de manger une fois de plus des pates à la bolognaises! Les mammifères marins sont également de sortie. Des dauphins dans un premier temps puis des baleines. J'aperçois d'abord leur souffle puis deux me laisseront voir leur dos.......mais pas leur queue. Peut être pour notre prochaine rencontre. Nous approchons maintenant des cotes. Enfin c'est ce que dit le gps car mes yeux ne voient rien. Le temps est bouché. Vous y voyez quelquechose, vous?

     

    On est censé être à trois kilomètre d'une ile culminant à 2500m et on ne voit strictement rien. Arrivé à 1 km c'est le même constant sauf qu'en tendant l'oreille on entend les rouleaux s'écraser sur les falaises. Ce n'est qu'à environ 500m que nous voyons un morceau de Faïal.

     

    Ma transat retour

    Arrivés en début de matinée nous filons prendre le déjeuner au peter café sport, lieu mondialement connu chez les voileux de tout poil. Puis une promenade en ville pour acheter deux trois produits frais. Demandant un renseignement à ce sujet à une jeune maman sortant de chez elle elle nous accompagne spontanément à un supermarché dans sa voiture. Pour nous français c'est tout bonnement incroyable! On nous avait vanté la gentillesse des açoriens et nos premières impressions le confirment. Tant dans nos formalités administratives que nos contacts avec les habtants. Après le paradis climatique il se pourrait que l'on rencontre le paradis "humain" durant notre voyage....A voir.

     

    Ma transat retour

    le bilan: j' ai "kiffé" ce retour. J'y ai vécu des émotions multiples: des joies (rencontre avec les baleines, pêche de beaux poissons,glisse du voilier,...),des craintes (approche des dépressions),de l'ennui (manque de ma famille), de l'inconfort,de la félicité,des allures multiples....Bref tout ce que l'on peut ressentir à terre mais comme exacerbé,comme si le temps libéré me permettait de tout vivre plus intensément. D'un point de vue pratique on a mangé des produits frais jusqu'au dernier jour (pommes, oignons,patates et courges à la fin) sans rien jeter. Nous n'avons consommé qu'une bouteille de gaz (3kg), 100l de gazole (71h de moteur) ,parcouru réellement 2650Mn (2300Mn au plus court) répartis sur 26 jours de 40Mn à 160Mn,bu 45 bouteilles d'eau à 2, moins de 180l d'eau courante (boissons chaudes,vaisselle,hygiène). Pas de casse de matériel en dehors d'un pontet du hale bas de bome et de la perte d'une poulie dont la manille avait été mal serrée. La préparation du bateau et la trajectoire semblent y être pour quelque chose. Finalement nous aurons donc été aspiré à deux reprises par un anticyclone et dû négocier quatre dépressions étalées sur une dizaine de jours. Cela me semble beaucoup pour un début juin mais peut être est ce la norme? En tout cas j'ai pu observer une très nette modification de leurs trajectoires, plus nord au fur et à mesure de l'avancée dans le temps. Peut être sommes nous partis un peu tôt des antilles? A voir avec la météo des prochaines semaines et à comparer avec les années précédentes.

     


  • Commentaires

    1
    Delphine
    Dimanche 12 Juin 2016 à 16:58

    Alors il surf ce bateau !! Je suis contente que tu te sois régaler malgré des conditions météo pas surperbes. J' attends avec impatience notre rendez vous açorien.

    Bisous 

    2
    Dimanche 12 Juin 2016 à 17:07

    Ça fait drôle de mettre des mots derrière des gribs et des mails journaliers ! Moi qui ai vécu cette transat de l'extérieur, je suis content de la revivre cette fois de l'intérieur. Il est vrai que vous avez joué de malchance sur ce coup-là, mais je doute que ce soit parce que vous êtes partis trop tôt. Toute la saison va être chaotique j'ai l'impression.

     

    3
    mamie saujon
    Dimanche 12 Juin 2016 à 17:44

    coucou mon grand là je vais en profiter car mes caractères ne sont pas compter ...Bien sûr comme tu peux t'en douter j'y suis allée de ma petite larme ne lisant ton reportage mais je suis super contente que tu te sois éclaté dans tous les sens du terme je regrette seulement que cette traversée ne t'ai pas dégoûté du bâteau ...je n'ai pas fini de me faire des cheveux blancs mais le principal c'est que tu sois heureux et je le suis avec toi . J'ai ressenti un grand soulagement quand tu as passé le coup de fil à ta petite famille tu étais arrivé quel bonheur en plus tu as trouvé à ton arrivée des gens gentils et accueillants  Moi en ce moment je profite pleinement de ta famille avant de les emmener à bordeaux pour qu'ils partent te rejoindre inutile de te dire qu'ils comptent les jours .Chloé vient de rentrer après un après midi cinéma avec les cousines je lui ai fait voir les deux photos de son papa elle le trouve changer il a de la barbe ....Les cousins ont retrouvé leurs habitudes et leur complicité ils aiment être ensemble pour le plus grand bonheur de leur mamie ce midi on a mangé tous ensemble à la maison bien sûr tu étais avec nous par la pensée et dans nos coeurs . Rassures toi ils vont bien tous les trois . Xavier a retrouvé son appétit et son côté taquin que j'aime tant bien sûr Noémie ne le quitte pas d'une semelle . Félix lui va avec celui qui veut bien jouer avec lui mais son coach de foot est indisponible  mais avec Chloé ils s'inventent des histoires et c'est l'éclate ...Comme tu peux le lire la maison va me sembler bien vide mardi soir mais j'attendrais le mois d'août  pour vous retrouver tous les quatre avec grand bonheur . Je vais te quitter ici reposes toi bien et prépares toi pour ces retrouvailles en famille à bientôt  gros bisous une maman rassurée et heureuse 

    4
    Lundi 13 Juin 2016 à 09:01

    delphine: je suis impatient de savoir comment tu gères un rendez vous que tu t'impatiente  d'honorer!

    gwendal: c'est  ce que j'ai entendu sur les pontons. Les habitués de ce trajet ont du mal à comprendre pourquoi tant de dépressions et si basses.

    maman: je sais bien que tu aurais souhaité me voir poser sac à terre pour très longtemps. J'en suis désolé mais sois déjà contente il sera à terre au moins à temps partiel pour quelques années d'ici la fin de l'été. Comme tu l'as compris c'est en vivant en mer que je me sens pleinement vivant. C'est peut être mais c'est ainsi.

    5
    Papysimet Mamyfranc
    Lundi 13 Juin 2016 à 19:37

    "Ouf, enfin "c'est le cri de joie en te sachant arrivé . Nous avons beaucoup pense à toi ,surtout moi qui aie peur de la mer. Instructif ton récit et nous sommes Michel et moi admiratif. Tu realises un rêve !....tu pourras presque faire un graphique pour nous montrer le cheminement du bateau entre les différentes dépressions.

    Nous  avons eu la joie d'avoir ta petite famille quelques jours et  nous en avons profite pleinement .Papy à fait le chauffeur.....Une mention spéciale pour Delphine qui est la championne des réservations de voyage ,des rendez vous......pour eux le voyage va continuer et votre réunion sera une fête.

    Encore bravo ,gros bisous

    6
    yves
    Samedi 18 Juin 2016 à 10:17

    Salut à toute la famille et bravo à Franck et à son équipier Yves hors du commun pour cette nouvelle traversée plus agitée que la précédente .

    Je ne veux pas casser l'ambiance des retrouvailles, toutefois si vous avez des voeux pour la rentrée c'est le moment de le faire .

    Profitez au max, ici aussi on serre les dents, on bouche les oreilles on serre les fesses. Yves.

     

      • greg
        Mardi 21 Juin 2016 à 11:16

        Il est vrai que j'ai pris note des mouillages sympas, des jolies choses à visiter aux escales tout ça tout ça ..

        Mais ce qui fait que je prends plaisir à suivre votre blog, c'est avant tout : les détails techniques de Franck ! Les choix et stratégies de navigation, malheureusement les problèmes, les pannes et leurs résolutions .. mais c'est la dure réalité de la vie en voilier qui a déjà quelques années au compteur.

        Pour ce récit de transat que j'ai longtemps attendu (un peu inquiet quand même, je l'avoue), je peux dire que j'ai été gâté ! j'aurai vraiment aimé être parmi vous et apprendre plein de choses. D'ici quelques mois ce sera à mon tour de traverser dans le sens "plus facile", j'espère que ce sera sur un bateau comme Tailana avec un capt'ain comme Franck !

        En attendant j'affute les triples de mes rapala et la pointe de ma flèche ,)

         

        Merci encore et ne changez rien !

        greg.

    7
    Mardi 21 Juin 2016 à 11:40

    Yves: on va penser à faire nos vœux, d'autant que je reste ton collègue l'an prochain.

    greg: merci et bon vent

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