Si vous avez bien suivi le blog je devrais être en train de vous écrire depuis un mouillage de l'ile de la gomera. Mais voilà, quand on voyage en bateau et à fortiori sur un vieux bateau il y a toujours des inpondérables.
La météo étant compliquée avec le passage d'une dépression sur les canaries nous avions établi un plan de route. On mouille au sud et à l'ouest de la gomera à l'abri du coup de NE puis quand ça vire à l'ouest on file à l'est de l'ile avant de finir au nord en même temps que la giration du vent au sud. Nous passions par le nord de gran canaria avec un début de navigation inconfortable avant de pouvoir naviguer au travers jusqu'au nord de ténérife puis au portant jusqu'à la Gomera.
En ce qui concerne la navigation tout s'est plutôt bien passé pendant 1h30. A ce moment nous avons perdu l'aérien du régulateur. J'en avais fabriqué un second avant de partir j'installe donc celui de secours.
Ensuite je suis intrigué durant la nuit par des brisants sur la route du bateau et après un coup d'œil sur la carte il nous faut tirer un bord supplémentaire en raison de notre dérive liée au vent et au courant en direction de la pointe nord de Gran canaria.
Je reste éveillé le temps de nous dégager de l'ile et de son trafic maritime et après avoir réglé le régulateur laisse l'organisation des quarts faire son travail. A mon réveil, je m'aperçois que le régulateur ne fonctionne pas très bien. Je n'ai pas a chercher longtemps la cause de ce dysfonctionnement. Il manque une partie de l'engrenage qui relie le travail de l'aérien et de la pale immergée. Je prends donc la barre et réfléchis à notre destination.
Avant
Après
Mon attention est attirée par un comportment inhabituel de la grand voile. La cause en est le hale bas qui n'est plus relié sur la bôme: poulie cassée. Enfin un winch de l'écoute de génois a des ratés dans son blocage anti retour. Cela fait beuacoup de signes à écouter et de choses à réparer je décide donc de relacher sur une ile que nous devions éviter :ténérife.
Nous avons débordé la pointe nord et il faut donc faire demi tour. Cette partie de côte est très accidentée avec des refliefs cultivés en terrasse. Le vent est bien entendu accéléré mais comme nous l'avons dans le quart arrière cela ne pose pas vraiment de problèmes. Nous filons jusque la première grande ville afin de pouvoir trouver les artisans ou les pièces dont nous aurons besoin: santa cruz.
Nous nous amarrons dans un boucan de tous les diables. La musique bat son plein. Nous rangeons le bateau et allons voir la cause de ce bruit. C'est le carnaval! Contrairement à notre déception face à celui de las palmas nous nous immergeons avec plaisir dans une ville en liesse ou chaque petite place donne lieu à un regroupement musical ou toutes les générations dansent la samba. C'est coloré , chaleureux, envoutant.
Et dire que nous allions passer à côté de cela! Quelles autres surprises va nous réserver cette escale à Ténérife?