Sur le retour vers Agadir je m'arrête à chaque boulangerie pour trouver des cornes de gazelles. Je n'en trouve toujours pas jusqu'au souk d'Inezgane. Du coup on en prend 1 kg ! Puis on se fait offrir le thé par un herboriste qui nous promet pas d'obligation d'achat. Finalement il insiste tellement pour nous vendre quelque chose que nous achetons un petit peu d'épices et nous touchons un côté désagréable du Maroc. Nous quittons très rapidement le souk sans faire plus d'achat et gagnons en voiture la ville d'Aourir pour suivre la vallée du paradis. Nous croisons une palmeraie.
Je ne peux pas trop profiter du paysage car si la circulation se fait à double sens elle n’a lieu que sur une demi chaussée en raison de travaux sur toute la longueur de la route ! Il y a un lit de rivière avec quelques piscines naturelles.
Quelques habitants ont installé tables et chaises les pieds dans l'eau et certains reçoivent des clients. Nous en choisissons un au hasard. L'endroit est calme. On mange un très bon tagine préparé pour nous par Omar et passons un moment de rêve avant de revenir sur Agadir.
Le soir nous rencontrons une famille partie sur un catamaran de 38 pieds partie pour une année sabbatique autour de l'atlantique. Nous partageons un très bon moment à discuter pour les adultes et à jouer pour les enfants. Quelle superbe journée. Exactement ce qui nous donnait envie d'entreprendre un voyage …..
Dimanche est une journée d'intendance pour préparer le départ de lundi matin afin de profiter de l'accalmie météo pour rejoindre les Canaries seulement quelques jours avant la rentrée scolaire. Nous préférons y aller même si le laps de temps est court car on n'est pas sûr d'avoir un bon créneau météo à nos prochaines vacances et pas certains non plus de trouver une place de port aux Canaries en pleine saison des transats avec la multiplication des rallyes organisés pour traverser l'atlantique à la voile. Et puis n'aura t on pas une galère nous empêchant de rejoindre le bateau à ces vacances de Toussaint ? Du coup on préfère éviter de rester sur le Maroc pendant les tempêtes d'hiver, les stigmates de la dernière étant encore bien présents dans la marina d'Agadir 8 mois après son passage et nous nous préparons à reprendre la mer....