Notre départ de Flores est motivé par la nécessité de se rapprocher de l' europe et non par une envie de quitter cette ile magnifique. Il faudra d'ailleurs y revenir, un jour...
La date du départ est conditionnée par la date de la finale du championnat d' europe! Xavier est un spectateur assidu et compte bien assister à la première victoire de la France depuis qu'il est né. Nous arrivons donc a temps à Horta après avoir beaucoup utiisé le moteur et le petit pilote électrique qui n'était pas à la fête dans cette houle arrière. Il en a d'ailleurs rendu l'âme! Le démarrage du diesel à froid étant toujours laborieux et un goujon de fixation de la pompe à injection étant endommagé j'ai un peu de travail à notre arrivée.
Faïal nous dévoile cependant quelques unes de ses beautés.
Cette fois ce n'est pas sous la brume que Tailana aborde cette ile.
Le démontage du pilote montre quelques traces d'oxydation sur la carte mère sans trace blanche. J'en déduis donc qu'il y a eu de l'eau pluie ou de la condensation dans un appareil qui est garanti deux ans et qui a deux ans.......et quelques mois. Obsolescence programmée?? Maudite société de consommation!
Après avoir assisté à la finale dans un bar ou l'ambiance était très conviviale....non je ne peux résumer cette soirée à ces quelques mots. En fait l'ambiance était super. Des chants, des coups d'éventails en carton sur les tables et quelques français au milieu. Aucune animosité. Une vraie fête. On s'est quand même fait tout petit au moment de la grosse faute sur la star portugaise mais bien plus bruyants lors du carton jaune français sur faute de main...portugaise, avant de se taire définitivement lors du but qui a fait exploser de joie le bar ou nous étions puis la ville de Horta et la nation toute entière. Xavier a essuyé quelques larmes le soir dans sa couchette, sa première victoire n'était pas encore pour aujourd'hui!
Trois jours plus tard tout est réparé. Avant de filer nous voudrions visiter l'ile mais aucune voiture n'est disponible et le réseau de bus pas du tout pensé pour le touriste. Nous filons donc après avoir bien profité de nos bateaux copains les chintounas rencontrés un an plus tôt en Martinique. Mais il y a un peu de nouveau. Leur super équipier Mathias cherche un bateau pour rentrer en méditérannée avec sa copine. On sait que notre bateau est trop petit mais on peut les avancer jusque Sao miguel. Le vent étant contraire nous choisissons de faire escale à Sao Jorge dès notre départ de Faïal. Les chintounas partis juste avant nous se résoudront à faire la même escale en dépit de leur envie de rejoindre Terceira. Cela ravira nos enfants :une navigation commune
et une escale de plus pour jouer.
Là encore je ne peux toujours pas chasser sans voiture ou bateau car la mise à l'eau est problématique en raison des zones interdites à proximité de ports.
Je n'ai pas envie de gonfler, dégonfler, rincer l'annexe pour un jour donc je ronge mon frein. Ici il y a des voitures mais à un tarif prohibitif du coup dès que le vent passe favorable nous larguons les amarres en dépit d'un accueil extraordinaire du maitre de port qui nous a donné envie de rester plus longtemps.
Notre navigation jusque Sao Miguel sera mémorable:
dauphins, tortue, et baleines! Une notamment viendra jouer à pluseurs reprises à proximité du bateau nous montrant son ventre puis son flanc . MAGIQUE, tout simplement!
Mathias et Ana cherchent un scoot pour faire de l'itinérant dans l'ile en attendant un éventuel embarquement.
Durant ce temps nous voyons nos enfants grandir . Ainsi Chloé a vécu son premièr après midi "shopping entre copines" investissant la boutique "jennyfer" de la vieille ville avec les copines de bateau. Lorsque je lui propose ma carte bleu elle me répond "je ne connais pas le code". Cela doit être dans les gênes! Elles en ont profité pour déguster une glace en terrasse entre fille.La plus agée avait 12 ans! Un grand moment!
Nous faisons l'approvisionnement et rencontrons une nouvelle équipière . Bon 5 dans le bateau c'est jouable, d'autant qu' elle ne prend pas beaucoup de place. Elle ne devrait pas beaucoup nous aider et nous donner pas mal de travail mais les enfants sont aux anges. Elle a deux mois et s'appelle Mya, comme la petite chienne qu'ils avaient tant apprécié en Guadeloupe.
Alors que l'on devait donner à Mya son baptême de la mer les prévisions deviennent très défavorables. Nous attendons donc une évolution positive que nous espérons rapide. Cela nous permet de commencer l'éducation de la petite dernière qui est devenue la coqueluche du ponton! Notre escale qui devait être brève se prolonge donc.....