• Après un hivers passé à répondre à des curieux Tailana a finalement trouvé un marin épris de voyage et de liberté. Il est donc devenu son compagnon de route. Nous suivrons notre chemin à bord d'un autre bateau avec un peu plus de hauteur sous barrot mais garderons un excellent souvenir de notre premier voilier de voyage et du chemin parcouru ensemble.


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  • Beaucoup pensent qu'un bateau acier navigue au moteur sous 15 voire 20nds de vent. Le rêve d'antilles est peut être une exception à la règle mais il avance à la voile, y compris au portant voire plein vent arrière même avec moins de 10 nds de vent. La preuve en image. Pour info on n'était même pas sous spi, juste deux voiles d'avant en ciseau.


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  • Pour les curieux et les personnes intéressées par l'achat de Tailana voici une vidéo réalisée le 29 décembre 2016.


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  • Je profite de l'hivers qui arrive doucement pour faire le point sur les videos tournées durant ce voyage. Voici le premier montage qui concerne de la navigation à la voile.


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  • Après quasi deux mois de travail à terre et de réflexion quant au bateau j'ai pris deux décisions importantes. La première c'est que je vais remonter le moteur moi même! Cela me permet de rester le plus fidèle possible à ma ligne de conduite et je dois me prouver que je ne me suis pas surestimé quand j'ai entrepris cet échange standard. La seconde c'est que je vais essayer de remonter le bateau sur mes 15 jours de congés de Toussaint. Vu qu'il y a environ 800m Mn à courrir et que la météo méditéranéenne est tout sauf stable et prévisible à cette période cela va être très tendu! Mais ce sont mes choix et je les assume. On verra s'ils sont bons ou mauvais. Enfin la mise en vente du bateau à notre arrivée est toujours d'actualité. Je voudrais pouvoir tenir debout dans mon carré, ce qui me semble légitime et indispensable à la bonne santé de mon dos.

     

    Arrivé sur place je rencontre un premier problème: passer le moteur du coffre de la voiture à l'intérieur de la cale moteur.

     

    Après 2 jours de travail intense mais appliqué c'est fait! Vous pouvez remarquer sur le haut du moteur ce fameux coude antisyphon qui avait fait défaut fin aout.

     

    le dernier bout en express

    Je peux désormais me concentrer sur la navigation à venir...

     

    Première difficulté passer le détroit de Gibraltar sur le bon créneau horaire et une météo maniable. Vous pouvez remarquer que je ne parle plus de météo confortable. La raison est que je vais faire cette navigation en solitaire. Et c'est bien plus simple de ne se soucier que de ses propres limites qui sont placées en terme de sécurité plus que de confort. Le retour pourra s'apparenter à un convoyage, les stop étant courts et non obligatoires.

     

    Pour passer ce détroit j'ai un courant favorable d'une huitaine d'heure dans mon sens de navigation. Il me faudrait partir ce vendredi, jour de la remise à l'eau du bateau, à 11h00. Or le grutage est à 12h00. Plus les pleins de gazole à faire et les tests de fonctionnement je ne pense pas pouvoir partir avant 13h00. Il faudra naviguer vite ou......faire une escale dans le port de barbatte ou au mouillage vers tarifa. De toute façon je ne peux pas attendre une journée de plus. Dans 24h le vent et la mer se lèvent et cela pourrait devenir plus qu'inconfortable durant plusieurs jours.

     

    A 13h08 je largue les amarres de ce petit port de Mazagon qui s'est montré si accueillant. Je me promet d'y revenir un jour en bateau. Peu de vent au début puis un sw qui se lève entre 3 et 4. Le bateau avance bien. Je vis penché, ce qui ne me gène pas mais qui m'aurait valu des regards plaintifs de la part de mon équipage dont au moins deux membres auraient été malades. Quel bonheur d'être seul! J'arrive au cap Trafalgar avec 4h de retard sur l'horaire idéal. Pas de stress, j'avance et on verra bien. Je ne touche un courant favorable qu'un peu avant Tarifa. Je pense que la raison en est les petits coefficients de marées du moment. Je décide donc de continuer même si théroriquement à mi chemin de Gibraltar je ferais face à un courant contraire.

     

    Arrivé à proximité du rocher le brouillard arrive. On n'y voit rien! J'ai un rayon découvert d'une cinquantaine de m autour du bateau. Je me fie donc à la cartographie et l'ais. La première pour me diriger, le second pour éviter les collisions avec les gros. Et puis je sors ma corne de brume que j'utilise à deux reprises: au début de la baie d'algésiras et devant le rocher.

     

    C'est arrivé là que le brouillard se lève et heureusement! C'est truffé de cargos au mouillage!

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    Mais il fait bon , le soleil brille, l'eau est chaude, les thons sautent devant l'étrave, je suis bien. Je file direction le cabo de Gata, 1er des 5 gros obstacles espagnols qui me séparent de la frontière. Je le franchis 1 jour et demi plus tard. Durant ce temps j'ai navigué en short torse nu dans un léger vent portant sous un franc soleil. Ne manquait qu'une femme à bord pour être au paradis (enfin peut être pas...). Je me fais cette réflexion quand le vent tourne au fur et à mesure que j'arrondis le cap pour venir quasi pleine tête! Cela va me doubler le chemin à faire pour remonter vers le cap de palos à une journée de là. Tant pis , je tombe la voile d'avant et met le moteur en marche. Cela me fait gagner les quelques degrés qui me permettent de faire route directe. Je me raisonne en me disant que c'est la différence entre voyager et convoyer. Je dois aller le plus vite possible. Le détroit étant franchi c'est la météo du golfe du lion , lieu de mon arrivée qui m'inquiète.

     

    Je franchis aisément ce premier cap de nuit et 24 h plus tard j'arrive au second obstacle. Le vent y forcit et la mer également. Elle devient peu agitée ce qui m'aurait conduit à une pause en équipage. je profite donc d'être seul pour continuer et vole dans la plume une bonne partie de la nuit pour franchir ce cap et les ilots classés en réserve immédiatement dans son prolongement vers le NE. Au petit matin ces obstacles sont franchis et le vent se calme. Il faut dire que cela n'a pas été si simple. Un foyer orageux est venu se placer au large du cap palos et il m'a fallu louvoyer entre la terre et ce foyer.

     

    Au lever du jour le vent étant toujours contraire, je garde la même tactique pour faire le moins de chemin possible. Tant pis pour mes oreilles! Je surveille les adonnantes pour envoyer une voile devant et augmenter ainsi la vitesse. Je choisis de faire du gazole avant de franchir le troisème obstacle. Cela me fait faire un plus petit détour qu'après ou alors  il me faudrait attendre Barcelone et je ne suis pas sûr de ne pas tomber en panne avant. Le prochain port sur ma route est Benidorm.

     

    Mais son développement urbain étant loin de me convaincre même pour un simple plein de gazole, j'ai viré avant de gerber et franchi le tout petit cap qui me sépare du prochain port: altéa. Village de maison blanche, deux tous petits immeubles. Bref je préfère donner mon argent dans ce port et cautionner ainsi ces choix immobiliers plutôt que le tout building au bord de l'eau.

     

    le dernier bout en express

    Je parviens au cap de la Nao avant le coucher du soleil. Je suis ravi car la météo qui annonçait un coup de nord fort se transforme en coup modéré. Il me faut quand même franchir ce cap rapidement car il va ocncentrer le vent et la mer sous peu. Une fois ce cap franchi j'ai de l'eau à courrir des deux côtés du bateau et vers la cote ce NW se transforme en NE voire E selon ma position. Je vais donc pouvoir avancer. En attendant je négocie le cap de la Nao, obstacle n°3 sur ma route dans un vent fort. Les 15 noeuds annoncés se transforme en 25 voire plus dans les rafales. Je gère les surventes à la barre et franchis ce cap à plus de 7nds. Du coup j'ai beau être de jour je ne fais pas de photos!

     

    le dernier bout en express

    Mes choix tactiques dans cette seconde partie du convoyage visent la route directe sur Barcelone. J'aurais aimé passé par les baléares mais un coup de tramontane pourrait m'y bloquer. Or la météo change ses prévisions toutes les 24h. Je prends donc la route du milieu qui me permettra de m'adapter avec le moins de route à faire. Du coup j'alterne les configurations de voile et voile et moteur selon les cas. Parfois j'établis 3 configurations en 2 h, mais c'est le prix à payer pour avancer. Dans l'immédiat ce qui me donne le plus de travail ce sont les cargos, forts nombreux. Ils m'obligent à une nuit blanche, jusqu'à ce je franchisse l'axe Valence-Majorque. Au petit jour je peux enfin dormir et passe la journée à récupérer. J'arrive donc frais et dispo pour attaquer la circulation maritime barcelonaise.

    N'ayant pas perdu de temps en route je me permets de choisir des options 100% voile, tirant joyeusement des bords, évitant des cargos pour me retrouver de nuit à franchir l'obstacle 4 cap san sébastian) dans une mer peu agréable. Mais je vois la maison sur la carte et essaye de récupérer tant que je peux dans une mer inconfortable jusqu'au cap de Creus que je connais par coeur. Je le franchis dans une tramontane modérée au lever du jour, à la voile et tire des bords jusqu'à ce que le vent me lâche au niveau du cap Cerbère. Je suis en France et à quelques Mn de la maison. A une heure de mon but je passe un coup de téléphone à la maison pour prévenir et j'ai le temps d'amarrer le bateau au quai d'accueil juste avant leur arrivée. Voilà , c'est fait en une semaine ,un jour et une heure. Il faut maintenant nettoyer entretenir puis chercher un stockage à sec et hiverner le bateau pas trop loin de la maison pour gérer sa vente. N'hésitez pas à me contacter si Tailana vous intéresse!

     


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